75th Anniversary of Viola Desmond Challenging Racial Segregation

Viola Desmond

Viola Desmond was born in 1914 in Halifax, Nova Scotia. An entrepreneur at heart, upon noticing the lack of professional hair and skin-care products for black women, Viola was determined to meet those needs herself.

Unable to attend beauty school in Halifax (due to discrimination laws), she trained elsewhere and returned to the province. She quickly established herself as a successful businesswoman, operating her own salon and a beauty school to ensure that black women would not have to travel as far as she did to receive proper training. Viola also started her own line of beauty products, Vi’s Beauty Products, which she marketed and sold herself.

Photo credit: Bank of Canada

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On November 8, 1946, while on a business trip to sell her beauty products, Viola Desmond’s car broke down in New Glasgow, Halifax. As she waited for it to be fixed, Viola decided to watch a movie at the city’s Roseland Theatre. Unaware that the theatre was segregated – main-floor seats were limited to white patrons and only the balcony was available for Black customers – Viola made herself comfortable in the prohibited section.

When she was asked to move to the balcony, Viola steadfastly refused, upon which she was arrested and dragged out of the theatre. She spent 12 hours in jail and had to pay a $20 fine for tax evasion (for failing to pay the full tax on a main‐floor movie ticket, a difference of one cent).

An activist at heart, Viola refused to accept the injustice, hiring a lawyer and fighting her conviction in court. The case went all the way to Nova Scotia’s Supreme Court. Viola eventually lost her appeal but her decision to stand up to discrimination and speak truth to power not only encouraged Nova Scotia’s Black community to join the cause, it inspired Canada’s civil rights movement.

Unfortunately, the case took a personal toll on Viola, causing the dissolution of her marriage and her business. She would eventually move to Montréal, then New York, where she died in 1965.

Years later, in 2010, Mayann Francis, Lieutenant Governor of Nova Scotia, posthumously pardoned her, removing her conviction from the historical record. In 2018, she became the first Canadian woman featured on a $10 CDN bill. Desmond has also appeared on a Canadian postage stamp.

Commemorating the 75th Anniversary of Viola Desmond Challenging Racial Segregation

In our History of Social Change Conversation: Looking back, looking forward, esteemed panelists – Jean Augustine, Rosemary Sadlier and Rebecca Darwent – discuss social activist Viola Desmond and her impact on Canadians and the country we call home. We then explore Canada’s relationship with racial injustice, lessons learned from the past, and the significance of Black History Month and Emancipation Day on creating a more hopeful future. 

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Wanda Robson

In this digital story, Wanda Robson, Viola Desmond’s sister, describes life with her sibling, and how her heroism sparked important social change across Canada that reverberates still today.

Wanda Robson is a renowned educator, author, and the youngest sister of the civil rights activist Viola Desmond. A fierce champion of Viola and her legacy, Wanda campaigned for years, raising awareness of her sister’s activism, and was instrumental in getting Viola on the ten-dollar Canadian bill. In 2010, Wanda published Sister to Courage: Stories from the World of Viola Desmond, Canada’s Rosa Parks.

In 2004, at the age of 77, Wanda fulfilled her lifelong dream of completing a university education, receiving a Bachelor of Arts degree from Cape Breton University.

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Transcription vidéo en français

Et voilà, il est là. Le billet de 10 $. Ils ont pris une photo de moi et je ne ressemble à rien, à rien. Mais c’est vraiment difficile de vous dire comment je me suis sentie…

C’est tellement fantastique de voir ce qui a pu découler d’un incident.

Tout le monde sait ce qu’il s’est passé, ce que Viola a fait dans ce cinéma. Comment elle s’est défendue, comment elle n’a pas cédé. Ça prend une personne comme Viola… pour vraiment faire ce qu’elle a fait. Je n’aurais jamais pu le faire. Mais quelqu’un devait le faire.

Mais elle était aussi ma sœur !

Nous étions 11 enfants. J’étais la plus jeune. Viola était la 5e. Elle avait 12 ans de plus que moi.

Elle était toujours là pour nous. Elle n’a jamais eu d’enfant, mais elle était toujours là pour nous quand on avait besoin d’elle, même quand on ne lui demandait rien.

Quand je vivais au Massachusetts, mon mari était parti je ne sais où avec sa Cadillac. Je n’avais pas de chauffage, pas de lumière, je n’avais rien. C’était l’hiver. Viola a tout laissé tomber pour venir voir comment j’allais. J’étais dans le noir. « Que se passe-t-il avec l’électricité ? » J’ai dit : « La ville l’a coupée parce que je ne pouvais pas payer la facture. »

Elle est allée directement à l’hôtel de ville, « Comment osez-vous !  Comment osez-vous ! » a-t-elle répété. « Une femme vulnérable, mariée à un homme irresponsable qui la laisse avec 3 enfants, dans un appartement froid, sans chauffage. Vous devriez avoir honte de vous ! » Le maire lui a dit : « On est samedi. Nous en parlerons lundi. » Ma sœur lui a répondu : « Les enfants meurent aussi le samedi, vous savez. » Quand elle est revenue chez moi, les lumières étaient allumées, le chauffage fonctionnait, et il y avait de la nourriture dans le réfrigérateur. Voilà qui était ma sœur.

Elle a fait en sorte que toutes ses nièces et tous ses neveux puissent atteindre un meilleur niveau d’éducation, en leur léguant de l’argent dans son testament.

Maintenant, je m’assure que les gens connaissent Viola. Je parle d’elle aux enfants dans les écoles, partout au pays. Les enfants m’écrivent, ils m’envoient des photos et des cœurs. Aujourd’hui, il y a tant de bourses offertes au nom de Viola. Il y a aussi des écoles qui portent son nom. Tout cela me paraît encore incroyable.

Les jeunes Noirs, les enfants, ils semblent ne pas s’intéresser qu’à eux-mêmes, ils veulent rendre le monde meilleur.

Viola, elle est partout. C’est comme s’il y avait des Viola Desmond un peu partout maintenant. Vous savez. C’est comme s’il en poussait un peu partout et qu’elles disaient toutes à la face du monde « Laissez-moi aller, je suis prête ! »

Si Viola pouvait voir ce billet de 10 $, je peux juste me l’imaginer maintenant, elle ferait une petite moue, elle sourirait légèrement et je pense qu’elle se tournerait vers moi et me dirait : « C’est plutôt sympa, hein ma Wanda chérie ? Penses-tu que je mérite vraiment ça ? ».

J’aurais aimé que ma famille, nos parents, puissent être encore là pour voir ça. Mais, quelque part, d’une manière ou d’une autre, ils sont au courant.

J’ai donné un des billets de 10 $ à ma petite-fille. Elle avait 12 ou 13 ans à ce moment-là. Elle m’a dit « Mamie, je ne dépenserai jamais ce billet. Je vais l’encadrer et je le garderai pour toujours. »

 

The Honourable Mayann Francis

In this digital story, the Honourable Mayann Francis discusses the role she played in the social activist’s legacy and the powerful connection she shares with Viola Desmond since posthumously granting her free pardon.

The Honourable Mayann Francis served as Lieutenant Governor of Nova Scotia from 2006 to 2012, the first Black person in the province and the second woman to be appointed that position. As Lieutenant Governor, Mayann is probably best known for conferring a posthumous free pardon on Viola Desmond at a historic event on April 15, 2010 — 64 years after the activist was arrested for sitting in the whites-only section of a movie theatre. She was the first vice-regal representative to grant the pardon in the history of Canada.

Her memoir, Mayann Francis, An Honourable Life, was released in 2019.

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Transcription vidéo en français

L’histoire de Mayann

 

La connexion qui existe entre Viola et moi est indéniable. Moi, une femme noire, j’ai libéré une autre femme noire, accusée à tort et condamnée pour s’être élevée contre le racisme et la discrimination.

Nous n’avions pas de cours sur l’histoire des Noirs quand j’étais au primaire ou au secondaire. Alors je ne connaissais rien de Viola Desmond. Une fois que j’ai découvert qui elle était, je veux dire, c’est comme resté dans ma tête. À force d’entendre parler d’elle, de lire des choses à propos d’elle, de parler d’elle avec sa sœur… À un moment donné, je me suis regardée dans le miroir et je me suis posé la question : « Avons-nous les mêmes valeurs ? ». Viola Desmond croyait très fort en l’éducation. Moi aussi j’y crois fortement. Je suis toujours émerveillée par les gens, en particulier par les femmes noires, qui deviennent entrepreneurs ; Viola Desmond en était une. Elle a aussi encouragé beaucoup de personnes à le devenir. Et, tout comme Viola Desmond, je crois en l’équité et en la justice.

Quand j’ai été nommée lieutenante-gouverneure, en 2006, j’étais la première personne noire en Nouvelle-Écosse, et la seconde dans tout le Canada à accéder à cette position. Dans le cadre de mes fonctions, j’ai exercé la prérogative royale de clémence pour accorder à Viola Desmond, à titre posthume, le pardon absolu, et j’ai déclaré : « Cela représente la reconnaissance inébranlable de son innocence et de sa condamnation injustifiée toutes les années auparavant, et cela corrige aussi une erreur qui n’aurait jamais dû se produire. L’histoire est remplie de cas d’injustice. Il n’arrive qu’en de rares occasions qu’avec du recul, et après une réflexion approfondie, une société parvienne à réparer les torts qu’elle a pu causer dans le passé. Mais ne vous y trompez pas, un simple trait de plume et l’octroi d’une grâce ne suffisent pas pour que l’histoire soit oubliée et que l’on efface tout. Au contraire, ce moment précis de l’histoire de Viola Desmond fera en sorte que son héritage sera perpétué dans les journaux et les revues juridiques, ainsi que dans la recherche sur les droits de la personne, dans les débats sur les sciences politiques, et dans l’étude des relations raciales. Et j’ajouterais à cela, le billet de 10 $. Parce que ce billet aiguisera la curiosité des gens. Ils se demanderont est cette femme noire sur un billet de 10 $. Elle est la première femme, autre que Sa Majesté la reine Élisabeth II, à figurer sur un billet de banque canadien. En ce qui me concerne, son impact est là pour durer. Et c’est très important pour moi de pouvoir faire ça pour Viola Desmond. J’ai la plus haute estime pour elle, pour ce qu’elle a accompli, et j’aurais vraiment souhaité la connaître. Je l’admire, je la respecte et, aussi longtemps que je vivrai, je continuerai à parler d’elle car, voyez-vous, nos noms seront toujours liés l’un à l’autre : l’ancienne lieutenante-gouverneure, l’Honorable Mayann Francis, a libéré Viola Desmond ; elle l’a graciée. Alors, ces deux noms, Mayann Francis et Viola Desmond, seront toujours connectés l’un à l’autre.

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